y
Chargement en cours...

Comment toucher les collaborateurs terrain lors d'une enquête interne ?

Culture 7 min
Korentin MOZON
Ecrit par
Korentin MOZON
Réunion d'équipe moderne

Les collaborateurs terrain sont indispensables au fonctionnement de nombreuses entreprises : magasins, usines, entrepôts, restaurants, établissements de santé, chantiers, agences ou encore équipes commerciales itinérantes.

Pourtant, ils sont souvent les plus difficiles à atteindre lorsqu'une entreprise lance une enquête interne.

La raison est simple : les outils de communication pensés pour les collaborateurs de bureau ne correspondent pas toujours à leur réalité professionnelle.

Les collaborateurs terrain n'ont pas nécessairement d'adresse e-mail professionnelle, de poste informatique ou d'accès quotidien à Teams, Slack ou à l'intranet. BCG estime d'ailleurs que les travailleurs « deskless » représentent environ 70 à 80 % de la main-d'œuvre mondiale.

Alors, comment toucher efficacement les collaborateurs terrain lors d'une enquête collaborateurs ?

Pourquoi les collaborateurs terrain sont-ils plus difficiles à atteindre ?

Avant de choisir un canal, il faut comprendre les contraintes de ces populations.

Un collaborateur terrain peut :

  • ne pas disposer d'un ordinateur professionnel ;
  • ne pas consulter régulièrement ses e-mails ;
  • travailler en horaires décalés ;
  • être réparti sur plusieurs sites ;
  • ne pas avoir accès à l'intranet ;
  • disposer de peu de temps pendant sa journée ;
  • ne pas utiliser les mêmes outils que les équipes du siège.

Une enquête envoyée uniquement par e-mail risque donc de mesurer davantage la disponibilité numérique des collaborateurs que leur engagement réel.

Une étude Firstup menée auprès de 1 000 travailleurs « deskless » aux États-Unis indique ainsi que 32 % d'entre eux considèrent leur entreprise moins efficace pour communiquer avec eux qu'avec les salariés de bureau, tandis que 39 % déclarent recevoir certains messages à des moments peu pratiques.

Le premier principe est donc simple : pour toucher les collaborateurs terrain, il faut adapter l'enquête à leur environnement de travail, et non leur demander de s'adapter aux outils du siège.

5 leviers pour toucher les collaborateurs terrain

1. Privilégier une expérience mobile

Le smartphone est souvent le point de contact numérique le plus accessible pour les collaborateurs qui ne travaillent pas devant un ordinateur.

Une enquête doit donc être :

  • accessible depuis un smartphone ;
  • rapide à remplir ;
  • lisible sur petit écran ;
  • simple à démarrer ;
  • utilisable sans parcours de connexion complexe.

L'objectif est de réduire au maximum les frictions :

un message → un lien → quelques minutes → terminé.

2. Ne pas dépendre d'un seul canal

Il n'existe pas de canal universel pour tous les collaborateurs terrain.

Selon votre organisation, vous pouvez combiner :

  • e-mail ;
  • SMS ;
  • application mobile ;
  • QR code ;
  • affichage sur site ;
  • communication orale ;
  • briefing d'équipe ;
  • manager de proximité ;
  • outils de communication interne.

La même étude Firstup montre justement que les collaborateurs deskless peuvent être confrontés à une multiplication des canaux, 22 % des répondants déclarant qu'il existe trop d'endroits différents où chercher l'information.

La bonne approche n'est donc pas nécessairement de multiplier les canaux.

Il faut identifier les quelques canaux réellement utilisés par chaque population.

3. Utiliser les managers comme relais

Pour les populations terrain, le manager de proximité peut jouer un rôle déterminant.

Il peut annoncer l'enquête lors d'un briefing ou d'une prise de poste :

« Une enquête collaborateurs est disponible cette semaine. Elle prend environ 5 minutes et permet de faire remonter vos retours directement aux équipes RH. »

Le manager facilite ainsi l'accès à l'enquête sans influencer les réponses.

Son rôle doit rester celui d'un facilitateur, et non d'un contrôleur. Il ne doit notamment pas chercher à savoir qui a répondu ou ce que chaque collaborateur a répondu.

Des travaux récents sur la communication interne soulignent d'ailleurs que 42 % des collaborateurs terrain préfèrent recevoir les informations importantes directement de leur manager, ce qui confirme l'importance de la qualité de la communication managériale dans leur expérience au travail.

4. Choisir le bon moment

Une enquête peut être parfaitement conçue et pourtant obtenir peu de réponses simplement parce qu'elle est envoyée au mauvais moment.

Pour les collaborateurs terrain, tenez compte :

  • des horaires de travail ;
  • des changements d'équipe ;
  • des périodes de forte activité ;
  • des pauses ;
  • des déplacements ;
  • des périodes saisonnières ;
  • des jours de repos.

Une équipe travaillant en horaires décalés n'aura pas nécessairement les mêmes fenêtres de disponibilité qu'une équipe de bureau.

Il peut donc être pertinent de prévoir des communications adaptées aux différents rythmes de travail.

5. Expliquer pourquoi leur avis compte

Le problème n'est pas uniquement technique.

Un collaborateur terrain peut également se demander :

« Pourquoi l'entreprise me demande mon avis si les décisions sont prises au siège ? »

La communication autour de l'enquête doit donc être particulièrement claire. Expliquez :

  • Pourquoi nous interrogeons les collaborateurs — nous souhaitons mieux comprendre votre expérience quotidienne.
  • Ce que nous allons faire des réponses — les résultats seront analysés pour identifier nos principales priorités d'amélioration.
  • Ce qui garantit la confidentialité — les réponses individuelles ne seront pas communiquées à votre manager.
  • Ce qui se passera après — les principaux enseignements et les actions décidées seront communiqués aux équipes.

Cette dernière étape est essentielle. Une enquête sans retour peut rapidement donner l'impression que les collaborateurs parlent « dans le vide ».

Comment augmenter le taux de participation des collaborateurs terrain ?

Une stratégie efficace repose sur quatre principes :

  • Faire simple — une enquête courte est plus facile à intégrer dans une journée de travail.
  • Faire accessible — le collaborateur doit pouvoir répondre depuis l'environnement qu'il utilise réellement.
  • Faire confiance — l'anonymat ou la confidentialité doivent être clairement expliqués.
  • Faire un retour — les collaborateurs doivent savoir ce qui ressort de l'enquête et quelles actions seront mises en place.

L'objectif n'est pas simplement d'obtenir davantage de réponses. Il faut obtenir des réponses représentatives de l'ensemble de l'entreprise.

Une participation globale de 75 % peut être trompeuse si les équipes terrain ne représentent que 35 % des répondants. Pour aller plus loin sur les leviers de participation, consultez notre article « Comment augmenter le taux de participation à une enquête collaborateurs ? ».

Comment mesurer la participation des collaborateurs terrain ?

Ne regardez donc pas uniquement le taux de participation global.

Analysez également la participation par :

  • établissement ;
  • métier ;
  • équipe ;
  • région ;
  • ancienneté ;
  • type de population ;
  • collaborateurs terrain vs collaborateurs sédentaires.

Cela permet d'identifier rapidement les populations sous-représentées. Par exemple :

Population Participation
Siège 82 %
Managers 76 %
Commerciaux 68 %
Production 54 %
Magasins 41 %

Dans cet exemple, le problème n'est pas le taux global. Le problème est l'accès des populations terrain à l'enquête.

Cette analyse permet ensuite d'adapter les canaux, les horaires et les relances.

Comment Yuno aide à interroger les collaborateurs terrain ?

Pour réussir une enquête collaborateurs, l'outil doit être capable de s'adapter aux différentes populations de l'entreprise.

Yuno permet de créer et diffuser des enquêtes auprès des collaborateurs, avec une expérience pensée pour faciliter la participation et la collecte de feedback. La plateforme propose également des fonctionnalités d'anonymisation, de planification et d'analyse des réponses.

L'intérêt est de ne pas limiter l'écoute aux collaborateurs qui disposent d'un ordinateur ou d'une adresse e-mail professionnelle. Une démarche d'employee listening efficace doit pouvoir inclure l'ensemble des populations de l'entreprise.

Les 5 questions à se poser avant de lancer une enquête terrain

Avant d'envoyer votre prochaine enquête, posez-vous ces cinq questions :

  • Tous les collaborateurs peuvent-ils accéder facilement à l'enquête ?
  • Le questionnaire est-il adapté à une utilisation mobile ?
  • Avons-nous choisi les bons canaux pour chaque population ?
  • Les managers savent-ils comment relayer l'enquête ?
  • Avons-nous prévu de communiquer les résultats et les actions ?

Si la réponse à l'une de ces questions est « non », votre dispositif risque de laisser une partie des collaborateurs de côté.

Conclusion

Interroger les collaborateurs terrain ne consiste pas simplement à leur envoyer le même questionnaire que celui adressé au siège.

Il faut concevoir une expérience d'enquête adaptée à leur réalité professionnelle. Cela signifie :

mobile + simplicité + bons canaux + managers relais + bon timing + transparence.

Mais surtout, il faut créer une véritable boucle de feedback :

écouter → analyser → agir → communiquer → réécouter.

C'est cette continuité qui permet de transformer une simple enquête interne en véritable démarche d'employee listening.

Et plus les collaborateurs voient que leur voix produit des actions concrètes, plus il devient naturel pour eux de participer aux prochaines enquêtes.

Découvrir comment Yuno permet de créer, diffuser et analyser vos enquêtes collaborateurs, y compris auprès de vos populations terrain

← Retour au blog

Essayez Yuno dès aujourd'hui

Offrez à vos équipes un environnement de travail épanouissant

Demandez une démo